Edinson Cavani (PSG) simulation

Traitons aujourd’hui d’un fléau qui gangrène le footbal : la simulation…

Constat : il est évident que toute faute sifflée n’est pas synonyme de simulation de la part de celui qui en est la victime. Mais il est tout aussi évident que, dans chaque match, on assiste à ce type de comportement… La simulation peut prendre deux formes :
– La simulation franche : il n’y a absolument pas faute et le joueur plonge dans le seul but d’obtenir un coup franc bien placé ou un penalty.
– La simulation de douleur : la faute a bien lieu, mais elle est bénigne. Le joueur qui en est victime hurle en tombant et se tient immédiatement la jambe (le plus souvent le tibia). Parfois même, il se roule par terre. Bref, la réaction est totalement disproportionnée par rapport à la faute commise.
Souvent, cela s’accompagne également de contestations.

Remède : il est plus complexe d’apporter ici un remède « en direct live » car il n’est pas toujours possible pour l’arbitre, dans le feu de l’action, d’évaluer sereinement la gravité de la faute ou sa véracité. Mais il serait possible, par exemple pour les rencontres importantes (voir « Application » ci-dessous), de mettre en place un comité de visionnage qui pourrait prendre des décisions (cartons jaunes ou rouges) a posteriori, disons dans la semaine qui suit les matchs. Bien sûr, une telle commission a existé pendant quelques temps, mais elle a été arrêtée en 2015. C’était de toutes façons une mascarade, ses membres n’étant pas rémunérés, et on ne peut pas dire que la motivation de la FFF à maintenir en vie cette structure ait été monumentale. Certainement sous la pression des clubs qui ne voulaient pas voir leur joueurs ainsi punis a posteriori. Mais est-ce comme cela qu’on résout les problèmes ?

Sanction : comme on l’a dit précédemment, la sanction peut être un carton rouge ou un carton jaune. Toute simulation franche et avérée devrait être obligatoirement passible d’un carton rouge. Le nombre de matchs de suspension étant à la discrétion de la commission selon le type de simulation et sa gravité (voire les antécédents du joueur).

Application : L1, L2, matchs internationaux, Ligue des champions et Ligue Europa.

Cette épée de Damoclès devrait logiquement faire réfléchir de nombreux joueurs. L’idée serait d’éradiquer avant tout la simulation franche. La simulation de douleur est plus complexe à estimer puisque la douleur en question peut difficilement être ressentie sur un écran et a posteriori. Ce sera dans ce cas à l’arbitre de prendre une décision à chaud. Peut-être, en cas de doute, en demandant au joueur « blessé » de sortir du terrain pour se faire soigner pendant un minimum de 5 minutes ? Ca devrait, là aussi, en faire réfléchir plus d’un…

Crédit photo : Le Figaro